A la perte. A la votre, à la mienne.

Y'a pas musique pour nous, pas de mots, ni de sentiments... rien pour nous décrire.
Mais regarde où nous en sommes, regarde ce que tu as fait. De moi, des autres. Tu vois comme je suis faible - au pied du monde, au pied du mur - et comme mes mots te cherchent, comme ils viennent te trouver, te saisir et te blesser - jusque dans le bout de tes doigts et sous ta peau. Je ne sais pas ce que tu as fait de moi et qui je suis aujourd'hui, je voudrais simplement que tu saches le mal qu'on s'est fait. J'ai mal, mal de t'avoir laissé m'abandonner si facilement, mal de toi et de cet amour baffoué, craché, que tu m'as rendu, dont tu n'as plus voulu. J'ai mal, encore. Je te rend nos souvenirs, nos instants, nos baisers puisqu'ils pèsent trop lourds sur mon dos et dans mes mains. Je te donne les photos, les dernières, celles qui me rendent folle. Je n'en peux plus, j'ai chuté... comment pourrais-je aller plus bas, me faire plus mal, plus mal que ça? J'ai chuté et seule, j'ai chuté. On ne chute que seule, j'ai perdu ta main dans les nuages, j'ai perdu mon intégrité dans tes bras, sous ta peau et dans tes yeux. J'ai tout perdu en un instant alors que je te voulais depuis toujours, depuis le début de ma vie, dès mon premier sourire. Je t'ai eu si peu, le temps d'un éclaire, le temps d'un coup de folie... je ne sais même plus. Le temps est injuste et incertain, il est menteur et fourbe... je m'y suis perdue, tu vois; je m'y suis noyée, comme je me noie dans tes dessins, dans nos images - des arrêts sur image. J'ai ton visage et ses traits dans mon esprit et mon coeur qui cogne, qui bat toujours autant. J'aurais voulu avoir dit non, j'aurais aimé avoir pris le risque... au moins, de dire non et à demain, non et je te quitte. J'aurais simplement souhaité m'en sentir capable et courire, partir avant qu'il ne soit trop tard, m'enfuir et t'abandonner à toi-même. On m'avait dit méfie-toi, on m'avait dit n'aime pas - pas tant que ça. Je t'ai aimé sous la pluie, je t'ai aimé les yeux fermés, je t'ai aimé à contre sens - de toutes les manières du monde. Comme une femme, comme un enfant, comme une soeur, comme une mère, comme un père mais je te laisse, je t'abandonne... avant le crime passionnel, avant une guerre de tranchée, avant un génocide, un fraticide, le matricide, le paricide - avant que tu ne reviennes, que tout recommence et que tout ne s'achève... encore.
A la perte. A la votre, à la mienne.
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# Posté le mardi 11 août 2009 18:22

Je souhaiterais être réincarné en magnétoscope VHS pour pouvoir effacer ces images qui me hantent.

Je souhaiterais être réincarné en magnétoscope VHS pour pouvoir effacer ces images qui me hantent.
Les garçons comme moi, qui se sont trouvés moches dans leur enfance, sont en général tellement étonnés d'arriver à séduire une jolie fille qu'ils les demandent en mariage un peu vite.

Dès que l'amour est partagé, il devient chiant : aimer c'est beau ; être aimé, c'est pénible.

Tout s'achète : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi.

Sans apprentissage de la douleur, le bonheur n'est pas solide.

Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible. Rien n'est grave.

En même temps, si on était mort, on ne pourrait pas se plaindre de la vie.

J'avais grandi dans une famille décomposée, avant de décomposer la mienne.

Très peu de gens ont le courage de se perdre vraiment.

On n'a rien à perdre quand on aime personne.

Il suffit de ne plus jamais décrocher quand ça sonne, et soudain l'on devient très important.

Les hommes sont toujours entre une ex et une future, car le présent ne les intéresse pas.

Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.

Quand vous mourez, on passe vos films. C'est pour ça que les gens font du cinéma. Pour rendre leur vie importante.

La déception est un acte d'amour : elle rend fidèle.

A force de faire semblant d'être amoureux, on le devient pour de vrai.

C'est un drôle de métier, disc-jockey. Entre le prêtre et la prostituée. Il faut tout donner à des gens qui ne vous rendront rien.

Les gens qui sourient trop cachent un secret : un mort sur la conscience, une banqueroute, des implants ? « Envoyer à un ami

L'échangisme ne me choque pas. Après tout, quitte à être cocu, autant l'organiser soi-même.

Un fêtard qui tombe amoureux, c'est quelqu'un qui tourne la page.

Méfiez-vous des gens bardés de diplômes, ce sont, statistiquement, les plus lâches

Si votre femme est en train de devenir une amie, il est temps de proposer à une amie de devenir votre femme.

Le malheur fait maigrir.

L'amour le plus fort est celui qui n'est pas partagé.

C'est donc cela, la vie d'adulte : construire des châteaux de sable, puis sauter dessus à pieds joints.

# Posté le mercredi 11 mars 2009 18:43

Ma vie sans toi s'éc(r)oule doucement.

Ma vie sans toi s'éc(r)oule doucement.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:04

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# Posté le vendredi 14 novembre 2008 13:55

Laura ne sait plus comment combler ce vide qu'il a laissé.

Laura ne sait plus comment combler ce vide qu'il a laissé.
" L'amour est une catastrophe magnifique: savoir que l'on fonce dans un mur et accélérer quand même; courir à sa perte, le sourire aux lèvres; attendre avec curiosité le moment où tout cela va foirer. L'amour est la seule déception programmée , le seul malheur prévisible dont on redemande.
L'histoire est finie quand il n'est plus possible de revenir en arrière. C'est comme ça qu'on s'en rend compte: de l'eau a coulé sous les ponts, l'incompréhension règne; on a rompu sans même s'en apercevoir .
Les contes de fées n'existent que dans les contes de fées. La vérité est plus décevante, c'est pourquoi tout le monde ment. On dit souvent qu'il faut sauver les apparence, moi je dis qu'il faut les assassiner c'est le seul moyen d'être sauvé.
Trop de souvenirs, trop de choses à oublier, c'est une dur labeur d'effacer tout ça, il va falloir revivre tant de moments jolies pour effacer la beauté d'avant. "


FB

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 15:27

Modifié le mardi 21 octobre 2008 18:25